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Iceland 2026

Iceland 2026

Retour en Islande, 13 ans après notre premier trip au pays des ice age brown trout.
1 semaine du 3 au 10 août avec un programme concocté par Maros (jungleindatrout), entre Banana lake (Lake Villingavatn), petit lac relié par une connexion au fameux lac Thingvallavatn (le plus grand lac d’Islande hébergeant les plus grosses farios du monde), puis une journée consacrée à l’Artic Char sur une petite rivière se jetant dans le lac laugarvatn, et enfin les beats isolés dans les highlands de la Nordlingafljot.

Pas de compromis, on veut pêcher en sèche prioritairement, en acceptant d’être parfois moins efficace, surtout en Islande où la nymphe et le streamer permettent de couvrir plus de situations et de s’adapter aussi aux conditions météo peu souvent favorables pour la sèche.

Lundi 3/08/2026: Bordeaux – Amsterdam – Reykjavik avec récupération des valises à Amsterdam afin de ne pas prendre de risque sur le transfert (un peu pénible mais secure – prévoir 3 ou 4 h de connexion à Amsterdam pour être cool).
Gros Land cruiser récupéré (indispensable pour les highlands), courses pour le séjour, direction pinkvalavatn ou thingvallavatn pour notre première étape chez Petur (cabine confort au bord du lac).

Mardi 4/08: Journée sur Banana lake à la quête des ice age icelandic brownies.
Le mot d’ordre, patience, persévérance. C’est une traque en mouche sèche, sur les bordures, le long des bancs d’algues affleurants et formant des petits channels le long des berges. Ces monstres se baladent dans ces zones à la recherche de nourriture
et gobent sans prévenir les quelques sedges ou insectes terrestres présents. Les gobages sont soudains, imprévisibles et dantesques. Plus votre mouche est sur l’eau plus la probabilité de se faire engloutir est élevée. C’est une affaire de probabilité et aussi de chance … Par contre, quand ça monte, c’est du 60+ 🤪.
On va donc s’appliquer durant 12h à poser nos segdes CdC ou nos foam matress (qu’il nous restait de notre 1er voyage islandais de 2013 sur la Laxa) le long des berges, parfois collé à la végétation, privilégiant les berges au vent (comme souvent en pêche de lac, là où la nourriture poussée par le vent en surface se concentre).
Romain est le premier en action dans une zone où un léviathan est monté 2 ou 3 fois. Cardiaque s’abstenir. Les visions de pelle à tarte perçant la surface de l’eau sont ‘insane’. Celle là ne prendra pas son sedge.
Essayer d’intercepter un poisson qui vient de gober n’est pas la solution. C’est la truite qui doit venir à vous (c’est Maros qui l’a dit 😂).
Romain applique les consignes le long d’une belle berge, et après deux montées ratées (téléphone sur la 1er, et sortie de gueule sur la 2eme), la 3eme est assurée. Bon gros ferrage à la bascule et la danse commence. La réserve de puissance des Orvis HéliosF #5 avec pointe en 4x permet de jouer avec ces léviathans, d’autant plus que les combats ne sont pas explosifs comme sur des truites de plein courant en rivière. Là on est plutôt en mode Semi remorque tracté !
J’accours à la rescousse avec notre nouvelle raquette spéciale gros fish, un indispensable pour sécuriser ces énormes farios.
2 autres pêcheurs (beat limité à 4 cannes) insistent au streamer, comme beaucoup. Nous on valide l’option sèche 🥳.
C’est un énorme bécard de 70 cm, record perso de Romzy pulvérisé sur ce premier poisson du séjour, une pure merveille de couleur.

Reboosté par cette réussite, on persévère. Ça remonte chez Romzy, sur une foam mastress. Gobage violent, monstrueux sous nos yeux. La sèche est engloutie dans un claquement de mâchoire impressionnant. C’est encore un énorme bécard, beaucoup plus combatif que la 1er et record de Romzy déjà battu avec cet incroyable poisson de 72 cm !

On continue notre quête. J’insiste dans une zone où un poisson vient régulièrement gober contre la berge. La persévérance et patience va encore payer. Mon sedge CdC est enfin englouti par une de ces grande Fario de Banana lake. Encore un combat bizarre avec le poisson qui ne rush pas et me ballade sur 100 m le long de la berge en restant à quelques mètres de moi dans le chenal longeant la rive. Je fini par la brider un peu plus vigoureusement afin d’abréger la promenade. Entre temps Romzy est arrivé à la rescousse et fait rentrer la belle au fond du filet. C’est une somptueuse femelle de 66 cm. Validé pour moi aussi !
On finira cette première session Banana Lake sur une anse éloignée dans laquelle de nombreuses truites plus modestes sont en activité sur les sedges.
Fantastique 1er journée Islandaise avec 3 brownies trophée en sèche au compteur.
Retour au lodge dans la clarté des nuits islandaises pour se restaurer d’un bon gros plat de pâtes salvateur.

Mercredi 5/08:
Petit dej à l’américaine englouti pour affronter cette 2eme journée. Direction le lac Laugarvatn et une petite rivière à Artic Char se jetant dans ce lac. Nous avons 4 km de rivière pour nous deux, jusqu’au lac. C’est un jolie parcours, en eau plutôt rapide sur le haut et avec de plus en plus de pools marqués en descendant vers le lac.
On va se concentrer sur la partie basse plus propice à des poissons en activité sur gobage.
Bon calcul, 3 poissons gobent sur un très beau pool en sortie d’une accélération.
J’attaque le gobage le plus prometteur rive gauche en traversant la rivière en aval. Mauvais calcul. Je ne suis pas bien positionné car je dois plaquer ma soie le long de la végétation pour pouvoir faire passer la mouche sans couvrir le poisson, et ce qu’il devait arriver arriva. Je me tanque dans la végétation. Il ne faut pas casser le coup car c’est un beau gobage.
La place est libre pour Romzy qui l’attaque travers aval depuis l’autre rive. Sa petite Ffly CdC (corps noir, aile CdC beige) sur pointe de 5x finie par se faire prendre après plusieurs passages.
C’est un beau poisson qui arrive dans la raquette, et c’est le 1er Artic Char, en sèche en plus. On peut admirer ces magnifiques couleurs, orange vif sur le ventre, les nageoires bordées d’un liseré blanc. Somptueux !
On enchaînera plusieurs beaux Artic chars en sèche dans des configurations compliquées, en particulier dans des retournes de bordures, postes qui semblent bien convenir à ce salmonidé, pas reputté pour un grand gobeur.
Romzy décrochera aussi un gros Artic Char piqué en nymphe/indicateur dans une belle veine d’eau.
Et on va aussi se régaler sur la zone de déversement de la rivière dans le lac avec un grand nombre de poissons en activité sur gobage. Un régal.
Contrat rempli donc pour cette 2 eme journée consacrée aux Artic Chars, avec une dernière action de rêve en sèche dans une retourne en remontant vers la voiture. On enchaînera 1 gros Artic Char chacun dans la même retourne pour clôturer cette session.

Jeudi 6/08: la dépression annoncée venant du Groenland est malheureusement rentrée comme prévue dans la nuit, avec une pluie continue et du vent froid au programme pour les 3 prochains jours ! C’est la cata.
Nous prenons donc la route vers les Highlands sous la pluie et le froid, direction la Nordlingafljot, un joyaux de rivière descendant des glaciers et coulant sur un plateau volcanique dans une zone complètement isolée, accessible uniquement en 4×4 (un vrai) après 50 min de piste.
Nous arrivons à notre petit hôtel entre Reykholt et Usafell réservé pour les prochaines nuits après 1h30 de route vers le Nord Est, dans des paysages somptueux et traversant quelques une des grandes rivières à Saumon de cette partie de l’Islande comme la Grimsa et la Hvitá. La pluie n’a pas cessé depuis minuit. On dépose nos bagages et partons pour les highlands découvrir notre terrain de jeu pour cet après midi et les 2 prochains jours.
La piste est bien défoncée et on apprécie le confort et les capacités de franchissement de notre gros Land Cruiser. On s’en fonce dans les highlands dans des paysages à couper le souffle longeant les glaciers.
Après 1 heure de piste nous arrivons au premier spot de la Nordlingafljot, au niveau d’un pont. Le constat redouté est sans appel. La rivière est déjà bien montée et surtout est en train de blanchir d’eau laiteuse provenant probablement du lavage des glaciers. On contacte Maros qui se veut encore rassurant en nous intimant à couvrir les bordures et les postes avec du streamer. Pour la sèche cela semble déjà cuit avec en plus un vent glacial qui balaye la rivière.
On va donc insister au streamer et nymphe indicateur dans une eau qui ne cesse de devenir de plus en plus laiteuse. Sans succès à part une décroche de Romzy en nymphe.
On descend un peu la rivière au niveau de l’arrivée d’un petit tributaire encore à peu près clair. Quelques petits Artic chars gobent à la confluence et nous permettent d’éviter la bredouille, mais c’est très maigre, surtout quand on sait ce que peut produire cette rivière dans de bonnes conditions.
Romzy décrochera aussi un beau poisson (Fario) qui c’était mise aussi en activité en sèche dans la zone de de déversement du petit tributaire.
Coup dur donc et moral en berne.
On rentre à l’hôtel en priant pour que les conditions s’améliore pour le lendemain, mais les prévisions sont catastrophiques.

Vendredi 7/08: pas de miracle. On refait la piste pour remonter sur les parcours du haut de la Nordlingafljot, sous une pluie continue et un vent à décorner des bœufs. Arrivé au pont, le constat est sans appel. La rivière est impêchable. On descend voir à la confluence du tributaire. RAS, aucun gobage, les spots sont balayés par des rafales de vent glaciale. On se fait une raison et on capitule. La Nordlingafljot ça sera pour une autre fois. Cette méchante dépression venue du Groenland nous a tué ces 3 jours de pêche sur ce joyaux.
On rentre à l’hôtel et contactons Maros afin d’essayer de trouver un plan de repli pour la journée du samedi 8/08 en redescendant vers la zone de pingvallatn et Laugarvalatn Tout est booké. Il nous trouve une rivière qui se jette dans le lac Laugarvatn avec de la brown et de l’Artic Char.
On abrège donc notre séjour dans les highlands d’une journée, la mort dans l’âme.

Samedi 8/08: retour sur Laugarvatn, dans le vent et la pluie de cette foutue dépression qui nous a goumée nos 3 jours de pêche dans les highlands. La rivière en question est en état. Cest déjà ça. Par contre les conditions météorologiques ferment la porte à une pêche en sèche. On sort donc les cannes streamer et nymphe. Après une descente de 5km à pêcher tous les pools prometteurs sans une seule touche on se résigne à plier les gaules.
On finira cette journée de transition le cul dans les bains d’eau chaude et le sauna Islandais du Lac. Exactement ce qu’il nous fallait pour encaisser et clôturer ce maudit passage.
La dépression est passée. Le ciel se découvre, le vent tombe, la motivation remonte pour notre dernière journée sur Banana Lake. On fini de se retaper le moral au Tomato restaurant (magnifique endroit dans une serre à tomate) et une douce nuit dans un petit lodge dominant une magnifique rivière.

Dimanche 9/08: Retour sur Villingavatn (Banana Lake) sous un beau soleil et un temps calme prometteur.
On reprend rapidement nos marques fort de notre première expérience sur ce lac. Le vent se lève rapidement et orienté vers la berge sud (celle du côté du parking). C’est la berge qu’il va falloir privilégier. Cette option s’avère être la bonne. 2 belles brownies finiront par monter sur nos segdes CdC après plusieurs de traque patiente. Pas les plus grosses du lac mais deux magnifiques poissons de 65 et 62 cm, la 2eme m’offrant un véritable combat digne d’un poisson de cette taille.

On clôture donc cette semaine Islandaise sur cette bonne note et quelques images incroyables comme ce monstre qui gratifiera Romzy d’un superbe refus.
On profite de la quiétude et des couleurs de cette magnifique soirée Islandaise, avant de regagner Keflavik pour notre dernière nuit.

Encore un magnifique trip sur cette île incroyable, des truites trophées, nos records personnels pulvérisés, des images et paysages somptueux plein les yeux, avec cette déception et la frustration de ne pas avoir pu pêcher la Nordlingafljot.
Il faudra revenir !
1 jour sur Banana lake pour commencer, 2 jours dans les highlands avec bivouac ou logement ds le refuge du haut (plus la transition), 2 jours sur la Laxa y Aldadal aval, 1 jour sur la Laxa y Adaldal amont (sortie du lac Myvatn) plus transitions, retour par Banana Lake, plus transition – 12/13 jours à prévoir. À organiser avec Maros ou Fish Partner en direct

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